Marcelle Ferron 

Artiste peintre Automatiste et verrier, spécialisée dans le vitrail. Figure dominante de l’art contemporain au Québec. Associée très tôt au mouvement des Automatistes, fondé par Paul-Émile Borduas, elle signe le manifeste Refus global, en 1948. Ce document symbolise un moment décisif de l’histoire culturelle du Québec à l’époque nommée de «La Grande Noir-ceur», sous le régime de Maurice Duplessis, dans les décennies 1940 et 1950.

 

Marcelle Ferron s’installe à Paris, en 1953. Pendant treize ans, elle produit dessins et peintures et s’initie à l’art du vitrail. Ses plus célèbres vitraux ornent, depuis 1966, la station de métro Champ-de-Mars, dans le Vieux-Montréal, considérée par le guide de voyage américain Boot-nall, comme la plus belle station de métro au monde. L’immense œuvre originale est mise en valeur par l’éclairage naturel du jour, lorsque les vitraux sont traversés par les rayons du soleil. 

 

Cette architecture unique devance même certaines stations fort réputées des métros de Stockholm en Suède ou de l’île de Taïwan en mer de Chine. D’autres réalisations de Marcelle Ferron peuvent être admirées à la station de métro Vendôme, à l’hôpital Sainte-Justine, et au siège social de l’Organisation de l’avi­ation civile internationale à Montréal.

 

Elle est la sœur des écrivains Jacques et Madeleine Ferron et du médecin et humaniste Paul Ferron. Née le 29 janvier 1924 à Louiseville en Mauricie, elle meurt à Montréal, le 19 novem-bre 2001.

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin journaliste.

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