Kateri Tekakwitha 

Surnommée Lys des Mohawks, elle devient la première Amérindienne d’Amérique du Nord à être déclarée sainte par l’Église catholique. Kateri Tekakwitha est ca­nonisée à Rome, le 21 octobre 2012 par le pape Benoît XVI. Née en 1656, à Ossernenon, le long de la rivière Mohawk, aujourd’hui située dans l’État de New York, elle meurt en 1680, à l’âge de 24 ans, sur les rives du fleuve Saint-Laurent à Kahnawake. Son tombeau est aujourd’hui exposé à l’église Saint-François-Xavier de Kahnawake. Un sanctuaire lui est d’ailleurs consacré.

 

Deux autres églises amérindiennes du Québec lui sont dédiées: l’une dans la communauté mon-tagnaise de Mashteuiatsh dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean et l’autre, dans la commu-nauté Uashat Maliotenam à Sept-Îles sur la Côte-Nord.

 

Sa mère est une Algonquine convertie au catholicisme tandis que son père mohawk fait partie de la confédération des nations iroquoises. Les deux tribus étaient traditionnellement ennemies. À l’âge de quatre ans, une épidémie de petite vérole emporte sa famille, diminue sa vision et mar-que son visage pour la vie. Elle décide de consacrer sa vie à Jésus, refuse de se marier et vit une situation proche de l’esclavage. 

 

Trois ans avant sa mort, elle se rend à la mission Saint-François-Xavier de La Prairie, aujourd’hui connue sous le nom de Kahnawake. Elle pratique le jeûne et la mortification et s’abandonne à la prière. La guérison, en 2006, d’un jeune garçon de Seattle dans l’État de Washington, atteint de la «bactérie mangeuse de chair», lui est attribuée.

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin journaliste

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