Madeleine Parent 

Syndicaliste et féministe, elle se bat, toute sa vie durant, pour la justice sociale et l’amélioration des conditions de travail des ouvriers et ouvrières du Québec et du Canada. Dès 1936, elle entreprend des études en sociologie à l’Uni­versité McGill et milite au sein d’un groupe d’étudiants chré­tiens pour l’obtention de bourses d’études destinées aux jeunes issus de milieux défavorisés. Madeleine Parent dé­fend, avec Léa Roback, de multiples causes, dont celle du droit de vote pour les femmes au Québec.

 

À partir de 1942, elle partage sa vie avec le syndicaliste Kent Rowley. Ils entreprennent ensemble une longue lutte pour ai­der les travailleurs et travailleuses du textile en grève à Saint-Henri, dans Hochelaga et à Valleyfield. Au cours de sa carrière de syndicaliste, elle subit cinq arrestations et doit s’exiler en Ontario. Madeleine Parent et Kent Rowley fondent la Confédération des syndicats canadiens en 1969. Après la mort de son compagnon en 1978, elle revient au Québec et participe au Comité canadien d’action sur le statut de la femme de la Fédération des femmes du Québec.

 

La Confédération des syndicats nationaux, la CSN, lui rend hommage en 1984, en même temps qu'à Michel Chartrand. À la retraite, Madeleine Parent continue de défendre la cause des immigrants, des femmes et des Autochtones. Elle participe à la Marche mondiale des femmes en 1995 et en 2000. Elle s’élève contre les deux invasions américaines en Irak en 1991 et en 2003. Elle reçoit, en tout, huit doctorats ho­norifiques pour sa contribution au syndicalisme canadien.

 

Née à Montréal le 23 juin 1918, Madeleine Parent y meurt le 12 mars 2012 des suites de la maladie de Parkinson, à l’âge de 93 ans.

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin, journaliste.