Lionel Groulx 

Professeur, historien, écrivain et conférencier nationa­liste, il est ordonné prêtre, le 28 juin 1903. De 1906 à 1909, il étudie la philosophie et la théologie à Rome, puis la littérature en Suisse. Nommé professeur d’histoire du Canada, à l’Université Laval de Montréal, en 1915, il instaure et occupe la première chaire d’enseignement de l’histoire du Canada, jusqu’en 1949.

 

Sa compréhension de l’histoire du peuple canadien-français repose sur le catholicisme et le nationalisme. Lionel Groulx est nationaliste, il écrit de la fiction sous pseudonyme, des écrits personnels, de l’histoire, des essais divers et porte en lui les contradictions, les ambiguïtés et les espoirs d’une époque. Tribun en­thousiaste, il laisse à la postérité des envolées ora­toires inspirées, comme celle-ci: «(…) notre État français, nous l’aurons; nous l’aurons jeune, fort, rayon­nant et beau, foyer spirituel, pôle dynamique de toute l’Amérique française. Nous au-rons aussi un pays français, un pays qui portera son âme dans son visage».

 

Il est l’auteur d’une œuvre littéraire imposante com­prenant des essais, des conférences, des romans, des ouvrages d’histoire, des discours et un grand nombre d’articles publiés dans la presse écrite. Une station du métro de Montréal, un théâtre et le cégep de Sainte-Thérèse dans la région des Laurentides portent son nom. Né le 13 janvier 1878 à Vaudreuil, il y meurt le 23 mai 1967, à l’âge de 89 ans.

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin journaliste

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