René Lévesque 

Tribun remarquable, leader charismatique, concepteur de la souveraineté-asso­ciation, chef du Parti québécois et premier ministre du Québec de 1976 à 1985. Avant sa carrière de politicien, René Lévesque a été journaliste et animateur d’émissions d’affaires publiques. Il est considéré comme le père de la nationalisation de l’élec­tricité, qui se réalise sous le gouvernement libéral de Jean Lesage en 1962. Il connaît divers échecs politiques dont la défaite de son camp au référendum de 1980 portant sur l’accession du Québec à l'indépendance.

 

Né à Campbellton, au Nouveau-Brunswick, le 24 août 1922, il s’éteint à l’Île-des-Sœurs le 1er novembre 1987 à l’âge de 65 ans. René Lévesque grandit d’abord à New Carlisle dans la Baie-des-Chaleurs. Dès l’âge de 13 ans, il amorce une car­rière à la station de radio CHNC comme traducteur de dépêches, annonceur et lecteur de nouvelles.

 

Durant la Seconde Guerre mondiale, il travaille comme rédacteur, à Québec, dans les stations CHRC et CBVT. Il devient correspondant de guerre en 1944 pour La Voix de l’Amérique. Il accompagne la première unité américaine qui libère le camp de concentration de Dachau, en Allemagne, en 1945 et sera profondément bouleversé par cette expérience. Il agit ensuite comme correspondant lors de la guerre de Corée en 1952. À son retour, il anime les émissions d’affaires publiques Carrefour et Premier Plan à la radio. Sa carrière prend son envol avec l’émission Point de mire, diffusée à la télévision de Radio-Canada à la fin des années 1950.

 

Il est élu député libéral dans Montréal-Laurier le 22 juin 1960 et sera ministre jusqu’en 1966. Épris de démocratie, René Lévesque laisse un riche héritage politique à tous les Québécois. Il publie, un an avant sa mort, sa biographie intitulée Attendez que je me rappelle, ouvrage qui connaît un vif succès.

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin, journaliste.