Jules-André Brillant

Véritable bâtisseur du Bas-Saint-Laurent, il met à profit un sens des affaires inné et de nom-breuses connexions militaires et politiques. Son frère cadet Jean Brillant, mort au champ de bataille, est un héros de la Première Guerre mondiale 1914-1918, récipiendaire de la Croix de Victoria. Pour sa part, Jules-A. Brillant amorce sa carrière d’homme d’affaires dans la Vallée de la Matapédia en 1910, où il est amené à œuvrer dans la Compagnie électrique d’Amqui.

 

Suivra, au fil des décennies, une longue série d’initiatives et d’acquisitions qui lui permettra de construire un véritable empire dans le monde des transports et des communications. Jules-André Brillant fonde la Compagnie de pouvoir du Bas-Saint-Laurent en 1922 et fait construire deux centrales hydro-électriques sur la rivière Métis. En 1923, il achète le journal  Le Progrès du Golfe. Quatre ans plus tard, en 1927, il investit dans la téléphonie et fonde la Corporation de téléphone et de pouvoir du Québec, devenue Québec-Téléphone puis Telus Québec. En 1929, il constitue la Compagnie de transport du Bas-Saint-Laurent qui fait naviguer jusqu’à huit navires sur le Saint-Laurent.

 

Dans les décennies suivantes, il s’implique activement dans la mise sur pied de l’École d’arts et de métiers, en 1936, et de l’École de marine de Rimouski, en 1944, aujourd’hui l’Institut mari-time du Québec. Il se porte acquéreur du chemin de fer de Matane et du Golfe, qui relie Mont-Joli à Matane, en 1947. Après avoir lancé la radio de CJBR en 1937, il ouvre la télévision en 1954, aujourd’hui des stations de la société Radio-Canada.

 

Né à Routhierville, dans la Vallée de la Matapédia, le 30 juin 1888, il grandit à Saint-Octave-de-Métis et meurt à Mont-Joli, le 11 mai 1973, à l’âge de 84 ans.

 

Biographies réécrites par Claude Morin journaliste.

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