Jacques Parizeau 

Jacques Parizeau, est né le 9 août 1930 et mort le 1er juin 2015 à Montréal, économiste, haut fonc-tionnaire, professeur et homme politique québécois, il fut ministre des Finances du Québec de 1976 à 1984, puis 26e premier ministre du Québec du 26 septembre 1994 au 29 janvier 1996. 

 

Enfant, il s’implique dans le scoutisme et étudie au Collège Stanislas de Montréal. Il étudie aux  Hautes études commerciales de Montréal où le professeur François-Albert Angers joue le rôle de mentor. À Paris, l’Institut d’études politiques de Paris et la Faculté de droit l’admettent comme brillant élève. Jacques Parizeau obtiendra de plus, le titre de Ph.D. de la London School of Economics.

 

Partisan de l’intervention de l’État dans l’économie, il conseilla les plus influents du gouvernement du Québec durant les années 1960. Considéré comme l’architecte de la Révolution tranquille, Il joua un rôle-clé en coulisses pendant cette période. La nationalisation de l’électricité et la création du Régime des rentes du Québec  lui sont largement attribuables.

 

Il fut conseiller économique auprès de Jean Lesage (Parti libéral du Québec) et Daniel Johnson (Union nationale) et a agit pour la création de la Société générale de financement (SGF) en 1962 ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec(CDPQ) en 1965.

 

À titre de haut commis de l’État, il est l’artisan de l’abolition du monopole des syndicats finan-ciers torontois sur l’émission des obligations du gouvernement du Québec. Il met en place la Régie des rentes du Québec.

 

D’abord fédéraliste, Jacques Parizeau, change de camp au contact de sa prise de conscience de la situation économique du Québec et de la possibilité d’affranchir les québécois du reste du Canada. Il devient souverainiste en 1967 sur le train qui le mène à Banff pour y prononcer une conférence et se joint au Parti québécois le 19 septembre 1969. Ministre des Finances du Québec, sous le gouvernement de René Lévesque. Il a instauré notamment le Régime d’épargne-actions, créa le Fonds de solidarité de la FTQ. et présidé à l’émergence d’un capitalisme francophone.

 

Il fut professeur aux Hautes Études Commerciales de 1955 à 1976 et retournera y enseigner après 1984, année où il rompt avec René Lévesque et son idée du « beau risque », car après l’échec de négociations constitutionnelles entre les provinces et le fédéral, Lévesque s’était départi de l’objectif de réaliser à court terme l’indépendance du Québec. 

 

Le 19 mars 1988, «Monsieur» comme se plaisait à le surnommer la gente journalistique , devient le Chef de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec. Parizeau dénonce la « mollesse » du gouvernement Bourassa, dans le domaine constitutionnel, puis lui tend la main à la suite de la déclaration du 22 juin 1990. Le 12 septembre 1994, Jacques Parizeau mène le Parti québécois à la victoire électorale, formant un gouvernement majoritaire et devenant premier ministre du Québec. Parizeau promet de tenir un référendum sur la souveraineté du Québec qu’il perdra de justesse le 30 octobre 1995.

 

 

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin journaliste

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