Marie Lacoste Gérin-Lajoie
Marie Lacoste Gérin-Lajoie 

Pionnière du mouvement féministe au Québec, juriste autodidacte, activiste sociale, conférencière, éducatrice et auteure, elle naît à Montréal le 19 octobre 1867 et y décède le 1er novembre 1945, à l’âge de 78 ans. En 1922, Marie Lacoste Gérin-Lajoie prend la tête d’une délégation de 400 suffragettes afin de rencontrer le premier ministre du Québec, Louis-Alexandre Taschereau, pour tenter, sans succès, d’obtenir le droit de vote pour les femmes. Il faudra encore 18 ans de dur labeur pour d'autres féministes comme elle avant que le Québec n'accorde le droit de vote aux femmes en 1940.

 

Sa fille, sœur Marie Gérin-Lajoie, participe à la fondation d’un nouvel ordre religieux, les sœurs de Notre-Dame du Bon-Conseil, en 1923. Tout comme elle, cette dernière agira en faveur du droit de suffrage pour les femmes et s’investira dans l'éducation et le travail social.

 

L’un de ses petits-fils, Paul Gérin-Lajoie, deviendra ministre de l’Éducation en 1964 et jouera un rôle clé dans la réforme du système éducatif québécois au cours de la Révolution tranquille. Marie Lacoste Gérin-Lajoie a consacré de nombreux efforts pour réformer le Code ci­vil, qui attribuait aux femmes mariées un statut légal inférieur à celui de personnes mineures. Comme experte en droit autodidacte, elle publie un essai intitulé La femme et le Code civil en 1929.

 

Les villes de Québec et de Montréal ont toutes deux nommé un parc en son honneur. En 1998, elle a d'ailleurs été désignée «Personnage historique d’importance nationale» par le ministère du Pa­trimoine canadien.

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin, journaliste.