Robert Bourassa

Au cours de sa longue carrière politique, il a connu le meilleur et le pire de la vie d’un chef d’État. En devenant chef du Parti libéral du Québec le 17 janvier 1970, et premier ministre le 29 avril de la même année, il devient, à 36 ans, le plus jeune premier ministre de l’histoire du Québec.

 

Quelques mois plus tard, la crise d’octobre de 1970 viendra le heurter de plein fouet, avec la mort de son collègue, le ministre du Travail, Pierre Laporte. Il demande alors au premier ministre du Canada, Pierre-Elliot Trudeau, de déclarer l’état d’urgence et d’invoquer la Loi sur les mesures de guerre. L’armée vient patrouiller dans les grandes villes québécoises et des centaines de citoyens sont incarcérés plusieurs mois, sans droit, et sans qu’aucune accusation ne soit déposée contre eux.

 

Réélu avec une écrasante majorité en 1973, il sera défait par le premier gouverne­ment du Parti Québécois de René Lévesque en 1976. Tenace et plus expérimenté, Robert Bourassa reprendra le pouvoir en 1985 jusqu’en 1994. Il meurt des suites d’un cancer, le 2 octobre 1996, à l’âge de 63 ans. Au pouvoir, il fait adopter la Loi 22, faisant du français la langue officielle du Québec et lance le projet hydroélectrique de la Baie James. La centrale LG-2 porte son nom ainsi qu’une autoroute de la ré­gion de Québec.

 

Sa citation la plus célèbre: «Le Canada anglais doit comprendre de façon très claire que, quoi qu’on dise et quoi qu’on fasse, le Québec est, aujourd’hui et pour toujours, une société dis-tincte, libre et capable d’assumer son destin et son développement.»

 

Résumé biographique rédigé par Claude Morin journaliste.

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